Percussionniste

Un « maître improvisateur de la percussion » qui se tient « à la frontière de  plusieurs musiques traditionnelles et de création ... » et « embrasse le monde du rythme dans son ensemble », c'est ainsi que le journaliste Yves Bernard (Le Devoir) qualifie le multi percussionniste Patrick Graham. Son jeu combine une vaste palette d'influences: de la percussion japonaise, aux tambourins méditerranéens, en passant par les rythmes indiens et irlandais tout en maintenant une fascination constante pour les sons nouveaux et inventés.

Patrick a joué, tourné et enregistré avec de nombreux artistes canadiens et internationaux tels que Constantinople, Thomas Carbou, Trifolia, Small World Project, Autorickshaw, Trichy Sankaran, Ben Grossman, La Nef, On Ensemble, Kaoru Watanabe, Glen Velez, Ganesh Anandan, Carlo Rizzo, Kohei Nishikawa et Tetsuro Naito, de même qu'avec les danseurs Hideo Arai, Geneviève Martin, Tomomi Morimoto et la compagnie Sinha Danse. Il est également très actif en tant que formateur et a dirigé de nombreux ateliers au Canada, aux Etats-Unis, au Japon et en Chine. En janvier 2009, Patrick a sorti son premier album solo intitulé Rheō. Patrick Graham endosse les produits Cooperman Drums.

Patrick Graham en concert au Upstairs à Montréal en 2011

Crédit photo: Mathieu Doyon

Questions et réponses
Dans quelle ville habitez-vous?
Montréal
Quelle est votre principale activité musicale professionnelle actuellement ?
Musicien sur scène.
En plus de votre activité principale, dans quelles autres activités musicales êtes-vous actuellement impliqué ?
Enregistrement en studio et un peu d’enseignement (ateliers et leçons privées).
Dans quelles autres activités musicales avez-vous été impliqué(e) dans le passé, et dans lesquelles vous ne l’êtes plus ?
L’organisation d’une rencontre de percussionnistes à Toronto, avec ateliers et un concert (2009).
Où avez-vous fait vos études musicales ?
Cégep Vanier, Université McGill et plusieurs stages et cours privés au Canada, aux États-Unis, en France, en Grèce et au Japon grâce à plusieurs bourses de développement.
Qui ont été vos professeurs les plus importants ou significatifs, et qu’est-ce qui les rendait importants pour vous ?
Je dois beaucoup à l’influence que tous mes professeurs ont eu sur moi à travers les années. Ils m’ont partagé leurs vocabulaires rythmiques et musicaux et m’ont guidé dans mon évolution comme musicien et comme individu.

Pierre Béluse (Université McGill, Montréal)
Trichy Sankaran (Chennai, India/ Toronto)
Glen Velez (New York, USA)
Carlo Rizzo (Grenoble, France)
Taichi Ozaki (Tokyo, Japan)
Zohar Fresco (Israel)
Quels musiciens admirez-vous particulièrement, et pourquoi ?
Il y a plusieurs percussionnistes-musiciens qui m’ont beaucoup influencé. Ils ont des conceptions complètes de la musique et des esthétiques très personnelles. Ils continuent de m’inspirer dans la définition de ma propre identité artistique.

Stewart Copeland
Eitetsu Hayashi
Trilok Gurtu
Aleix Tobias
Keyvan Chemirani
Antonio Sanchez
Avez-vous déjà vécu une affection physique (maladie ou accident) qui a affecté votre habileté à faire de la musique ? Si oui, comment y avez-vous réagi dans votre parcours professionnel ?
Non
Pouvez-vous identifier un âge ou une période de votre vie où vous avez décidé de vous diriger en musique ?
Pendant mes études au Cégep.
Pouvez-vous identifier un événement précis qui vous aurait fait décider de vous diriger en musique ?
Je ne peux pas identifier un seul évènement. Mais depuis que je suis un enfant, la musique et les percussions ont toujours joué un rôle important dans ma vie. À un moment donné, j’ai fini par réaliser que je ne serais jamais heureux si je n’acceptais pas le défi d’être musicien à temps plein.
Quel est le principal défi que vous avez rencontré dans votre carrière et comment l’avez-vous relevé ?
La gestion de l’argent (ou son manque plutôt) reste le défi principal de ma carrière. J’ai choisi de me consacrer à la musique que j’aime et qui me stimule, mais ce n’est pas forcément aussi payant que certaines avenues musicales plus « commerciales », donc j’imagine que la difficile gestion de l’argent sera toujours un défi. Pour compenser, je ne prends quasiment pas de vacances et je tente d’être le plus disponible possible.
À votre avis, quelles sont les 3 compétences non musicales les plus essentielles au succès d’une carrière en arts ?
La persévérance : être capable de continuer à travailler vers mes buts, même face aux difficultés et à la déception.
L’imagination et la créativité : au niveau artistique mais aussi au niveau de la carrière et de la façon de travailler.
Une facilité pour travailler avec les gens, de créer des réseaux de contacts et de soutien, la collaboration.
Qu’est-ce qui vous motive à persévérer ?
Très simplement, j’aime toujours jouer de mes instruments, jouer avec mes collègues et créer de la musique, malgré les difficultés qui surviennent parfois. La musique m’offre une manière de m’exprimer profondément. Je suis content aussi qu’il y ait toujours des choses à apprendre, des techniques à approfondir comme musicien. C’est de l’exploration pour toute une vie.
Quel est le besoin le plus criant du milieu actuellement, et comment aimeriez-vous y remédier ?
L’éducation musicale pour la population générale et surtout pour les enfants aiderait tou.te.s les musicien.nes. S’il y avait une plus grande valeur accordée à l’art et à la culture, je pense que tout le monde en bénéficierait.
Si vous aviez un seul conseil à donner à un aspirant musicien, quel serait-il ?
D’avoir le courage de rêver de possibilités, de plonger et de développer la discipline ; d’avoir la force de travailler en continu même face aux difficultés et aux déceptions.